Accueil >  > L’impact du développement des objets connectés sur la réparation, les compétences et la formation

L’impact du développement des objets connectés sur la réparation, les compétences et la formation

Le 01 juillet 2017, dans Prospective, Technologies

Étude prospective réalisée par le réseau DUCRETET (Pascal Carcaillon, Berbard Héger) dans le cadre d’un projet co-financé par l’ADEME

/

La plupart des spécialistes insiste sur le fait que le développement des objets connectés, développement dont on peut situer l’amorçage en 2010, devrait non seulement se poursuivre, mais aussi s’accélérer, amenant à s’interroger sur ses impacts, impacts économiques, techniques, sociologiques, institutionnels …

Dans un tel contexte, il a paru opportun à l’ADEME de réaliser une étude visant à dégager les impacts du développement des objets connectés sur les activités de service et de maintenance, dans la mesure où ces activités ressortent comme stratégiques, non seulement du point de vue technique et économique, mais aussi du point de vue des enjeux de société incontournables que sont l’économie de l’énergie et le traitement des déchets (amélioration de la durabilité et de la réparabilité des produits en particulier).

S’appuyant sur des échanges avec un large panel de professionnels et d’experts (près d’une centaine de personnes rencontrées) et l’analyse de toute une série de recueils et d’analyses statistiques, cette étude exploratoire visant à anticiper à l’horizon 2020, les impacts du développement des objets connectés sur les emplois de service et de maintenance a ciblé six familles professionnelles : Électroménager, Electronique Grand Public, Informatique Télécommuniation, Santé et Bien-être, smart Home (domotique) et Chauffage.

Elle démontre que si ce développement n’aura vraisemblablement qu’un faible impact sur les effectifs (tendance à stabilité, voire à la diminution), il devrait, par contre, entraîner d’importantes modifications dans le contenu des emplois et dans les compétences requises (maîtrise nécessaire d’un nouveau champ de connaissances et de compétences, décloisonnement des connaissances et des compétences, développement de la polyvalence, maîtrise de nouveaux outils…).

Il y aurait donc, à terme, un risque d’inadaptation des compétences, inadaptation qui pourrait compromettre la dynamique de développement attendue.

D’où les pistes de recommandations formulées en conclusion de l’étude et visant à pallier ce risque.

Télécharger l’étude