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Intelligence artificielle et travail

Le 22 avril 2018, dans Divers

Rapport de France Stratégie – Mars 2018

L’intelligence artificielle, reposant bien souvent sur un mécanisme d’apprentissage où l’accumulation de données permet l’amélioration continuelle des dispositifs, conduira à des transformations profondes du travail.

Pour s’y préparer, ce rapport de France Stratégie, fruit d’une mission confiée par Muriel Pénicaud, ministre du Travail, et Mounir Mahjoubi, secrétaire d’État chargé du numérique, passe au crible trois secteurs où des avancées spectaculaires sont annoncées :

  • les transports (véhicule autonome assurant la mobilité),
  • le secteur bancaire (conseiller bancaire automatisé sous forme d’un robot conversationnel ou chatbot)
  • le secteur de la santé (assistant médical qui concourt au suivi de la santé et du bien-être au quotidien, au pré-diagnostic et aux propositions thérapeutiques).

Cette mission est complémentaire de celle confiée par le Premier ministre au député Cédric Villani, qui, avec un périmètre plus large, aborde les questions de la recherche, des politiques industrielles ou de l’éthique.

L’objectif est le même : faire de la pédagogie pour éviter les fantasmes mais prendre la mesure des transformations qui s’annoncent tout en identifiant les politiques publiques adaptées.

Le rapport identifie ainsi trois axes pour répondre aux enjeux soulevés par l’intelligence artificielle en matière de travail :

  • conduire, à l’échelle de la branche ou de la filière, des travaux de prospective sur le potentiel de l’intelligence artificielle, pour assurer un bon niveau d’information et d’anticipation des acteurs ;
  • assurer la formation des travailleurs aux enjeux de demain : former des travailleurs très qualifiés pour produire l’IA, et des travailleurs conscients des enjeux techniques, juridiques, économiques ou éthiques que posent le recours à des outils à base d’intelligence artificielle ;
  • renforcer des dispositifs de sécurisation des parcours professionnels pour les quelques secteurs ou sous-secteurs qui seraient fortement impactés par le risque d’automatisation.

Télécharger le rapport